Du Mektoub à la Destinée

    Deux cousins s’entendent sur une même idée, celle d’abandonner leur province du Sud et de gagner la France clandestinement, au péril de leur vie.
    Leur droit de résidence acquis, ils enclenchent des recherches afin de retrouver un ex-militaire, cet ennemi du passé qui avait sauvé la vie à leur oncle durant la guerre d’Algérie.
    Localisé, non sans grand peine, le fameux M. Pierre est invité à aller passer quelques jours en cette même contrée qu’il avait quittée cinquante ans auparavant.
    S’ensuit une fantastique épopée à travers un désert époustouflant et ses sublimes oasis.
    Un rêve merveilleux qui aurait été gravé dans leurs cœurs pour tout le restant de leur vie, n’auraient été cet égarement dans les étendues du Reg et cette intrusion terroriste venus tenir ces bons moments de ses drames et leurs séquelles.

    20,99

    UGS : 9791032639122Catégorie :

    Description

    Deux cousins s’entendent sur une même idée, celle d’abandonner leur province du Sud et de gagner la France clandestinement, au péril de leur vie.
    Leur droit de résidence acquis, ils enclenchent des recherches afin de retrouver un ex-militaire, cet ennemi du passé qui avait sauvé la vie à leur oncle durant la guerre d’Algérie.
    Localisé, non sans grand peine, le fameux M. Pierre est invité à aller passer quelques jours en cette même contrée qu’il avait quittée cinquante ans auparavant.
    S’ensuit une fantastique épopée à travers un désert époustouflant et ses sublimes oasis.
    Un rêve merveilleux qui aurait été gravé dans leurs cœurs pour tout le restant de leur vie, n’auraient été cet égarement dans les étendues du Reg et cette intrusion terroriste venus tenir ces bons moments de ses drames et leurs séquelles.

    410 pages.

     

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    Lire le début du livre :

    À devoir brûler les dernières heures engourdies de la journée, la chaleur s’épuisait au ralenti. En cet instant avancé de la journée, le soleil parachevait lentement sa parade consacrée d’orient à occident. Paré, comme toutes les fois, à se laisser engloutir par les gouffres de l’horizon, la sphère ardente, loin de l’évanescence, déclinait mollo, mollo. L’astre de vie amorçait son sempiternel tracé écliptique si doucettement qu’il donnait l’air de vouloir s’arraisonner, déniant se courber derrière les hautes dunes, son gîte formellement assigné. Ne fléchissant presque plus, il semblait flotter sur une orbite peu clémente, une barrière de chaleur fidèle et insolente. Couleur thé, la boule de feu n’en finissait pas de déverser son averse d’or torride, enflammant sévèrement les peaux en cet intervalle qui déclinait le jeu aux prolongations et piétinait la saison de l’extrême. La fin d’un printemps mature narguait un été pas tout à fait établi, mais s’octroyait néanmoins une fournaise acerbe, cacophonique et sur laquelle butait toute respiration. Suffocante, elle se surimposait en envahissant un immense silence.

    Étiquetée « porte du Sahara », la ville de Béchar cuisait finement. Rien ne bougeait, mais tout se mouvait. Les heures s’étranglaient du fond des entrailles d’un spectre du contraire des ombres révulsant les âmes. Le va-et-vient des promeneurs ne se faisait véritablement perceptible que les moments d’après. Le phénomène de la coagulation de la vie s’évanouissait peu à peu et se délivrait d’une trop longue léthargie. Les terrasses de cafés renouaient peu à peu avec leur convivialité et s’encombraient de monde au gré du temps. La densité de la circulation croissait et des hommes, surtout, entamaient leur lourde déambulation à travers des rues mi-désertes, exhibant des expressions somnambuliques.
    Peu de passants, l’esprit détaché, traînaient leurs pieds dans des rues quasiment dépeuplées ; qui pour un but, qui sans raison. La chaleur les attaquait de front et s’opposait à leur avance. Par petits groupes, des adolescents, inconscients au danger des voitures roulant à toute allure et insouciants à une température aiguë qui s’acharnait sur un air à la limite du respirable, comme pour vouloir l’incinérer, se consacraient ici et là à de bruyantes parties de ballon. Une demi-douzaine d’ouvriers peinaient au milieu d’une tranchée béante. Ils avaient été évités de peu par un marchand de cacahuètes pressé de conquérir le filet d’ombre du mur d’en face. Gêné par la réverbération, le pauvre gars trouvait du mal à piloter sa carriole accablante de ses yeux voilés par une myopie évidente.

    Abandonnant ses amis, qui occupaient un banc public de la grande place, Slimane s’éclipsa précipitamment. Manoeuvré par une soudaine intuition absurde, le jeune homme traversa la chaussée en forçant l’allure et se mit à talonner à distance raisonnable et à pas soutenus la jeune fille qui progressait devant lui. Le garçon calait sa foulée à celle de la demoiselle en respectant scrupuleusement une marge convenable avec pour souci de ne pas se faire repérer. C’était son grand frère, et comme beaucoup de son âge, lui aussi appréciait mal qu’un inconnu s’amuse à la provoquer.

    Slimane gagna la maison familiale quasi en même temps que sa soeur aînée et s’en prit à elle à peine la porte franchie. Slimane tolérait mal les surtemps que mettait l’injurieuse Malika en chemin en revenant de ses cours, et c’est ce qui avait déclenché son état ombrageux.

    — Dis donc toi, tu crois que c’est une heure pour rentrer ?… Et où étais-tu, d’abord ? hurla-t-il.

    — J’étais à l’université… Où veux-tu que j’aille, sinon ?

    — Il n’y a pas d’université qui tienne… l’heure, c’est l’heure, tu m’entends ? Et puis je vois que mademoiselle ne se gêne plus et qu’elle se fagote comme elle le désire… c’est quoi ça ? Ne t’ai-je pas déjà dit de t’habiller convenablement, non ? Continue comme ça et tu ne franchiras plus jamais cette porte, tu m’entends ?

    Malika avait du mal à s’épanouir face à ce soupçonneux frangin responsable de son perpétuel vague à l’âme et qui, de ses airs de petit coq veillant sur sa basse-cour, jouait au protecteur. Telle une gamine prise en faute, la sœur avait failli recevoir une ignoble correction, n’eût été l’intervention prompte de la maman qui avait vite fait de s’intercéder.

    — Arrête de la persécuter, tu veux ? Tu es trop dur avec elle, franchement. Tu ne vois donc pas que cette pauvre petite est éreintée à se pâmer ? C’est à croire que tu n’as plus d’yeux pour te rendre compte de toutes ces pénibles tâches qui lui sont assignées chaque jour.

    D’une fragilité émotive extrême, Malika avait cette habitude de fondre en larmes au moindre motif, comme d’éclater de rire pour un petit rien. La jeune soeur écarta son frère d’une main et se dirigea en pleurs et sans mot dire vers sa chambre où elle se réfugia en claquant violemment la porte derrière elle. Mortifiée, terriblement, la malheureuse s’enferma à double tour. Sur ses joues brillaient des larmes qui étaient autant de débris de verre. L’âme fatiguée, et l’être agité, elle ressentait, comme bien des fois, un accablement désespéré.
    Malika était cette demoiselle suffisamment cultivée et résolue à poursuivre ses études supérieures jusqu’au bout, bien que cette ambition lui soit devenue de plus en plus ardue par la faute d’un frère qui ne cessait de la persécuter et de l’empoisonner avec ses comportements ouvertement envahissants. Malika était forcée de montrer patte blanche avant de quitter la maison, comme de justifier ses retards à chaque fois qu’il lui arrivait d’être retenue.

    Ni la maman, ni le papa de son vivant n’obligeaient pourtant cette rebelle à s’abstenir de se maquiller ou de s’habiller convenablement. Elle-même ne sortait que sous des vêtements simples, bousculant des tabous hérités d’un temps primitif et révolu. « Le déguisement dont se harnache une femme, ne fait pas d’elle ce qu’elle vaut véritablement. Ce qui compte c’est ce qu’il y a dans son esprit et en son fond », répétait-elle devant qui voulait l’entendre. Derrière une mère qui dédaignait faire face à une difficile réalité sociale, son frère s’imposait alors comme défenseur d’un ordre rétrograde. Interdiction lui était faite d’écouter de la musique, de danser, de fréquenter d’autres jeunes filles, toutes soupçonnées d’affranchissement. Slimane ne considérait sa frangine que telle cette jeune fille naïve à qui on conterait fleurette, combine manoeuvrière à l’évidence et ingénument entretenue au nom d’une morale imposée par l’homme. Cette, tactique, se révélant servante, était cooptée par nombre de ses semblables pour qui c’est le destin des femmes que de souffrir, sans alternative pour elles que d’être génitrices, sinon de mauvaise vie. Plutôt excentrique et incompréhensible ce type de comportement ; émanant de surcroît d’un garçon comme Slimane. C’est à se demander pourquoi ce jeune homme intelligent et cultivé, se rabaissait à une ère si lointaine où les femmes n’étaient presque toutes que des analphabètes privées de tutelle et prêtes à tout endosser ; des compagnes à l’enfance violée et servant d’exutoires ; des épouses promises à des mâles qu’elles se devaient de vénérer ; des femelles à l’oeil rompu à l’enfermement et qui savaient faire des enfants comme elles savaient respirer ; des mères qui ne s’accablaient point à traîner une marmaille derrière elles en roulant des tonnes et des tonnes de semoule sans broncher ; des enfermées qui s’embarrassaient au cours de leur vie de dizaines de mètres de voile asphyxiant avec dans l’idée de préserver une intimité imposée avant de clamser sans rêves.

    Nombreux étaient de ces jeunes du même âge que Slimane, et qui s’attribuaient comme loisir l’exercice d’une vindicte sévère sur une junte féminine qu’ils considéraient comme une démone maudite, restreinte à demeurer enfermée sous leur joug à l’état de sujet. Et ce phénomène s’accroissait de jour en jour.

    « La liberté de la femme aurait été une bonne chose si elle n’était pas si imparfaite. Il suffit de manquer de lui imposer vos règles pendant quelques jours et voilà qu’elle s’adonne aux vices et à la perversion. » Tels étaient les raisonnements propagés outrageusement par ces gugusses aux principes révolus qui, nourris d’une haine viscérale à l’égard du sexe féminin, prêchaient des codes ancestraux venus d’on ne sait où et qui ont fini par avoir une force de loi.
    Avait-on sinistré l’esprit de Slimane qui, comme ses congénères, assistait au phénomène d’avancée sournoise d’un obscurantisme défraîchi ? Ou ne faisait-il qu’imiter ? Capitulait-il devant des – qu’en dira-t-on – ? Ignorait-il combien ses suspicieux compères se trompaient de siècle et ramaient à contre-courant des évolutions des mentalités ? Que leur seule intention désespérée était de donner un sens à leur vie en se servant de la religion ? Que l’emprise prodigieuse de la coutume sur leurs moeurs n’était pour eux qu’une façon bien possessive d’exhiber brutalement l’amour pour leurs faibles frangines à qui ils faisaient subir le regard dur de leurs injonctions ? Toujours est-il que le garçon n’avait plus qu’interdits et sacrilèges en bouche.

    — Tu me déçois mon enfant, tu sais ? J’attendais davantage de toi. Je vois que je ne connais rien de ta mentalité primitive, en fait. Se laisser mener par des opinions néfastes est plus que dévalorisant, tu sais ? Je t’apprends que ta sœur est une fille réfléchie et extrêmement sérieuse, au cas où tu en douterais. Et puis à quel déshonneur fais-tu allusion, peux-tu me dire ? Ne vaut-il pas mieux pour ta sœur qu’elle poursuive son instruction et qu’elle prépare mieux son avenir ? Le monde bouge et la roue n’arrête pas de tourner, fiston. Cela te plairait-il de la voir griller ce qui lui reste d’existence à la vitesse grand « V » juste pour faire plaisir à un mari bourré de complexes ?… Ma fille n’a aucune intention de sacrifier son bonheur pour un quidam fêlé qui n’hésitera pas à lui voler sa part de joie et qui ne se gênera pas pour la détruire. Dis-le-toi bien ! Logiquement, tu es là pour apprendre comment vivre à ta soeur et non pas comment mourir !

    — Je ne dis pas ça maman, non. Il n’empêche que ta fille passe tout son temps dehors. Par sa faute, je suis devenu la risée de tous mes potes. En principe, tu es là pour m’assister, et au lieu de ça, tu m’accables de reproches. Ce n’est pas juste, maman. Il est question d’honneur de la famille !

    — Désolée, mais je n’ai pas l’habitude de me laisser agacer par l’attitude antique de ces machos que tu as pour amis.

    Sur cette observation, Slimane sortit et claqua la porte derrière lui.

    Bien à l’ombre sous un arbre démesurément évasé, trois jeunes hommes s’échangeaient un brin de causette sur une banquette publique, promenant un regard vague sur toute chose. Le trio ne loupait aucun mouvement de ces jeunes filles aux pas pressés qui s’aventuraient trop près, ne manquant que très rarement de leur balancer des plaisanteries à la limite de l’obscénité. Étaient là Mourad et Hamid, Slimane s’étant absenté depuis peu. Tous étaient des enfants du bled et tous avaient usé leur fond de culotte sur les mêmes bords de trottoirs. Inséparables, les trois amis restaient unis depuis leur jeune âge par la grâce d’une formidable affinité qui les amarrait au socle d’une amitié sans failles faite d’une sincérité indéfectible, d’une solidarité sans compensation et d’un zeste de complicité.
    Diplôme d’ingénieur en main au sortir de l’université, Mourad n’avait toujours pas intégré le monde du travail. Au printemps de son monde, ce jeune homme entamait sa destinée du haut de sa vingt-sixième année. Ce bellâtre à la frimousse d’adolescent et à qui une élégance naturelle de sa personne donnait un aspect romantique, se savait posséder un profil qui avait la fierté du masculin. Le garçon avait en lui ce fameux quelque chose qui faisait la différence. Son corps sculpté à la perfection, sa mine aux traits réguliers et l’étrange magnétisme qu’il exhalait lui procuraient un raffinement subtilement serein. Davantage que son charme, c’était son éloquence qui le proclamait jeune premier fort séduisant, pour ne pas dire séducteur. Portant son élégance jusqu’au verbe, il était souvent cité pour sa très bonne maîtrise de la langue de Molière. Il se dégageait de Mourad, considéré comme parfaitement intégré au monde universel moderne, l’aura de celui qui se savait supérieur aux autres.

    Slimane avait suivi des études moins poussées, ses dons innés l’ayant guidé plutôt vers l’informatique. Tout comme la quasi-totalité de ses semblables, lui aussi trouvait du mal à décrocher un job à sa convenance. Le jeune homme, accoutumé à se laisser complaire dans une douce quiétude, traversait, depuis peu et non sans grand peine, une zone d’extrême turbulence. Tenu dans l’absolue nécessité de taire une affaire qu’il considérait comme scabreuse à l’excès, il s’interdisait de se défaire de l’extraordinaire secret qui le minait en profondeur, se gardant d’en parler à qui que ce soit, pas même à son cousin Mourad, censé être son unique confident. Seul un destin exceptionnel pouvait tenter ces deux jeunes peu ordinaires.
    Le bon vivant de la bande était sans conteste Hamid, l’ami et le voisin des deux cousins. Sempiternellement à l’affût du gain facile, il détenait la palme d’or de l’entourloupe. Il était capable d’entreprendre n’importe quelle besogne qui lui semblait rémunératrice, d’en pomper la substance et de repartir en quête d’une nouvelle bonne circonstance.
    Garçon fort plaisant, Hamid avait pour habitude d’égayer sans retenue sa bande de potes de ses reparties qui lui étaient coutumières. Ce jour-là, c’était plutôt Mourad qui se moquait amplement de cet ami qu’il savait emmurer en sa tête l’idée de se marier coûte que coûte, faisant fi de la nécessité de posséder préalablement un logis décent où héberger sa future petite famille et un emploi stable qui garantirait une subsistance convenable à une progéniture dont il serait nécessairement responsable.

    — Passe-moi une cigarette s’il te plaît ! demanda Hamid à leur camarade commun.

    — Niet ! Tu n’as qu’à en acheter ! Tu aimes bien profiter sur les autres, n’est-ce pas ?

    — Tant pis ! Viendra le jour où tu le regretteras. Tu ne perds rien pour attendre !

    —Au fait, dis-moi, il paraît que tu cherches absolument à te caser, c’est vrai ça ? repris le même camarade.

    — Bien sûr ! Pourquoi, ça te gêne ?

    — Du tout ! Ce que je sais, par contre, c’est que tu fais vraiment le gamin. On peut savoir ce que tu vas offrir à cette future épouse ? Tu n’as aucun emploi stable et tu ne possèdes pas un mètre carré où la faire habiter, tu sais ça, au moins ?

    — Tu parles, je ne me casse pas du tout le ciboulot comme vous autres, ne t’en fais pas mon cher, renvoya Hamid capable de défendre une chose et son contraire avec une éloquence habile selon l’heure et l’humeur. En fait, j’ai dans l’idée de me choisir une enseignante pour épouse … plus âgée que moi s’il le faut !

    Hamid mettait une telle ardeur dans ses propos qu’il y croyait presque lui-même.

    — Pourquoi spécialement une enseignante ? s’enquit Mourad, pouffant de rire. Tu as sûrement ton petit plan, grand filou ! Allez, donne vite ton secret, peut-être ferons-nous de même !

    — Écoutez donc ça ! Il se croit malin ce bleu en manque d’expérience des choses de la vie.

    — Ce que tu ne pourras jamais faire, espèce d’ignare, c’est t’y prendre avec ce genre de femmes comme je le fais. Si tout se passe comme je le veux, l’homme que tu as devant toi ne touchera plus à rien. Ni à la maison ni en dehors de la maison et il se pavanera à mon aise et à longueur de journée.

    — La vie de nabab quoi…

    — Si je comprends bien, ta future sera souvent absente, n‘est-ce pas ? Avoue dans ce cas que tu seras tenu de t’occuper de la cuisine et de la garde des enfants à longueur de journée ? Ah, pardon. Une petite précision : ses enfants et les tiens ?

    — Ta gueule… espèce d’imbécile !…

    Mourad se sentit secoué par un rire sans fin.

    — Ne t’énerve pas, Hamid… Il ne fait que te taquiner !

    Sur ces entrefaites, trois charmantes jeunes filles surgirent en se trémoussant sur la chaussée, bien trop près des garçons. Le compagnon de Mourad et de Hamid ne manqua pas d’apostropher ces belles créatures qu’il poursuivait d’une paire d’yeux écarquillés :

    —Ouawww, regardez-moi ça !… Magnifique. Eh, mes demoiselles, y’a là mon ami qui cherche à se marier à tout prix si cela vous dit. Allez Hamid, à toi de choisir, elles sont toutes pour toi !

    — Arrête tes bêtises !… Et puis ce n’est même pas mon genre.

    Habituées à ce type d’agressions verbales qu’elles subissaient dans tous les coins de rue, comme aux envahissements outrepassant souvent les simples mots, les demoi-selles feignaient de ne rien entendre et passèrent leur chemin sans trop se préoccuper des mauvais garçons.
    Au même moment, Slimane traversait la chaussée d’une démarche lourde pour aller retrouver ses amis. En un coup d’oeil, Mourad remarqua ce quelque chose qui n’allait pas très bien chez son cousin et s’élança prestement à sa rencontre, impatient de tout savoir.

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